Budget 2027 : ce que le projet de loi de finances coûterait à Mont-Saint-Sulpice

Les six mesures du projet de loi de finances pour 2027 représenteraient 15 164 € pour la commune de Mont-Saint-Sulpice (Yonne), soit 18,03 € par habitant et 2,20 % des recettes réelles de fonctionnement, c'est-à-dire 7,5 % de l'épargne brute.

Le détail des six mesures

MesureBaseMontant 2027
Contribution progressive à l'effort budgétairearticle 375 848 €
Abaissement du taux forfaitaire du FCTVAarticle 356 156 €
Écrêtement de la fraction de TVAarticle 36—
Report du reversement du DILICOarticle 84—
Minoration de la DTCEarticle 34—
Hausse de la cotisation CNRACLdécret3 160 €
Totaldont 12 004 € au titre de la loi de finances15 164 €

La situation de Mont-Saint-Sulpice

Relevant du 4e décile, la commune se voit appliquer un taux de 0,85 % au titre de la contribution de l'article 37, soit 5 848 € assis sur une base retraitée de 688 027 €. Ses comptes font apparaître 40,6 % de dépenses éligibles au taux bonifié du FCTVA, le reste subissant en totalité la baisse de cinq points du taux forfaitaire.

Rapporté à la population, l'effort atteint 18,03 € par habitant, quand la moyenne des 4 840 collectivités de la même strate, de 630,75 à 1 051,25 habitants, s'établit à 16,11 €. Mont-Saint-Sulpice occupe le 2 083e rang de cette strate, ce qui la place parmi les collectivités les plus exposées de sa taille.

La dotation globale de fonctionnement

La dotation passerait de 131 979 € en 2026 à 134 809 € en 2027, soit une hausse de 2 830 €. Cette progression ne compense pas l'effort demandé, qu'elle couvre à hauteur de 19 %. S'y ajoute le gel de la DGF en valeur, qui représente 2 376 € de pouvoir d'achat perdu, perte qui ne figure pas dans le total ci-dessus.

Depuis 2020, la dotation a évolué de 10,1 % en euros courants et de -6,5 % une fois corrigée de l'inflation, la perte cumulée sur la période atteignant 57 338 €.

Sur la durée du mandat

À législation constante, le cumul des six mesures sur dix ans atteindrait 196 258 €, soit 1,0 années d'épargne brute au niveau actuel. Le montant n'est pas une charge exceptionnelle mais une charge reconductible, qui se répercute sur la capacité d'autofinancement et donc sur le programme d'investissement.

Trois points de vigilance juridiques

La sincérité du budget, au sens de l'article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales, suppose que les charges nouvelles soient évaluées et inscrites. Il nous paraît souhaitable que le rapport d'orientation budgétaire mentionne expressément le chiffrage retenu et la méthode suivie.

La délibération qui arbitre entre réduction de service, hausse de fiscalité et report d'investissement gagne à être motivée par des éléments chiffrés, le risque contentieux naissant moins de la décision elle-même que de son défaut de justification.

L'assiette du FCTVA mérite enfin un examen particulier, la distinction entre dépenses au taux forfaitaire et dépenses au taux bonifié déterminant l'ampleur réelle de la perte, et les écritures comptables de l'exercice en cours pouvant encore être sécurisées.

Le simulateur donne le même calcul pour les 36 286 collectivités, avec les paramètres modifiables et une note en PDF à verser au débat d'orientation budgétaire.

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Les collectivités voisines

Estimation établie à partir du projet de loi de finances déposé le 1er octobre 2026, des balances comptables des collectivités et des données de la direction générale des collectivités locales. Elle est indicative et sera actualisée à chaque étape de la navette parlementaire.