Budget 2027 : ce que le projet de loi de finances coûterait à Melesse

Les six mesures du projet de loi de finances pour 2027 représenteraient 381 991 € pour la commune de Melesse (Ille-et-Vilaine), soit 49,59 € par habitant et 4,99 % des recettes réelles de fonctionnement, c'est-à-dire 33,2 % de l'épargne brute.

Le détail des six mesures

MesureBaseMontant 2027
Contribution progressive à l'effort budgétairearticle 3792 299 €
Abaissement du taux forfaitaire du FCTVAarticle 35233 721 €
Écrêtement de la fraction de TVAarticle 36—
Report du reversement du DILICOarticle 84—
Minoration de la DTCEarticle 34—
Hausse de la cotisation CNRACLdécret55 972 €
Totaldont 326 020 € au titre de la loi de finances381 991 €

La situation de Melesse

Relevant du 7e décile, la commune se voit appliquer un taux de 1,21 % au titre de la contribution de l'article 37, soit 92 299 € assis sur une base retraitée de 7 653 841 €. Ses comptes font apparaître 5,1 % de dépenses éligibles au taux bonifié du FCTVA, le reste subissant en totalité la baisse de cinq points du taux forfaitaire.

Rapporté à la population, l'effort atteint 49,59 € par habitant, quand la moyenne des 939 collectivités de la même strate, de 5 777,25 à 9 628,75 habitants, s'établit à 36,99 €. Melesse occupe le 199e rang de cette strate, ce qui la place parmi les collectivités les plus exposées de sa taille.

La dotation globale de fonctionnement

La dotation passerait de 1 503 363 € en 2026 à 1 535 201 € en 2027, soit une hausse de 31 838 €. Cette progression ne compense pas l'effort demandé, qu'elle couvre à hauteur de 8 %. S'y ajoute le gel de la DGF en valeur, qui représente 27 054 € de pouvoir d'achat perdu, perte qui ne figure pas dans le total ci-dessus.

Depuis 2020, la dotation a évolué de 2,3 % en euros courants et de -13,1 % une fois corrigée de l'inflation, la perte cumulée sur la période atteignant 1 000 556 €.

Sur la durée du mandat

À législation constante, le cumul des six mesures sur dix ans atteindrait 4 717 762 €, soit 4,1 années d'épargne brute au niveau actuel. Le montant n'est pas une charge exceptionnelle mais une charge reconductible, qui se répercute sur la capacité d'autofinancement et donc sur le programme d'investissement.

Trois points de vigilance juridiques

La sincérité du budget, au sens de l'article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales, suppose que les charges nouvelles soient évaluées et inscrites. Il nous paraît souhaitable que le rapport d'orientation budgétaire mentionne expressément le chiffrage retenu et la méthode suivie.

La délibération qui arbitre entre réduction de service, hausse de fiscalité et report d'investissement gagne à être motivée par des éléments chiffrés, le risque contentieux naissant moins de la décision elle-même que de son défaut de justification.

L'assiette du FCTVA mérite enfin un examen particulier, la distinction entre dépenses au taux forfaitaire et dépenses au taux bonifié déterminant l'ampleur réelle de la perte, et les écritures comptables de l'exercice en cours pouvant encore être sécurisées.

Le simulateur donne le même calcul pour les 36 286 collectivités, avec les paramètres modifiables et une note en PDF à verser au débat d'orientation budgétaire.

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Les collectivités voisines

Estimation établie à partir du projet de loi de finances déposé le 1er octobre 2026, des balances comptables des collectivités et des données de la direction générale des collectivités locales. Elle est indicative et sera actualisée à chaque étape de la navette parlementaire.