Budget 2027 : ce que le projet de loi de finances coûterait à Gisors

Les six mesures du projet de loi de finances pour 2027 représenteraient 264 976 € pour la commune de Gisors (Eure), soit 20,72 € par habitant et 1,47 % des recettes réelles de fonctionnement, c'est-à-dire 12,2 % de l'épargne brute.

Le détail des six mesures

MesureBaseMontant 2027
Contribution progressive à l'effort budgétairearticle 37—
Abaissement du taux forfaitaire du FCTVAarticle 35125 646 €
Écrêtement de la fraction de TVAarticle 36—
Report du reversement du DILICOarticle 84—
Minoration de la DTCEarticle 34—
Hausse de la cotisation CNRACLdécret139 329 €
Totaldont 125 646 € au titre de la loi de finances264 976 €

La situation de Gisors

La commune est exonérée de la contribution de l'article 37, son indice de ressources la plaçant au 6e décile, ce qui ne la met pas à l'abri pour autant, puisque l'abaissement du taux forfaitaire du FCTVA y pèse 125 646 €. Ses comptes font apparaître 6,1 % de dépenses éligibles au taux bonifié du FCTVA, le reste subissant en totalité la baisse de cinq points du taux forfaitaire.

Rapporté à la population, l'effort atteint 20,72 € par habitant, quand la moyenne des 533 collectivités de la même strate, de 9 591 à 15 985 habitants, s'établit à 40,08 €. Gisors occupe le 464e rang de cette strate, un niveau inférieur à la moyenne de sa strate, sans que la charge en soit moins réelle.

La dotation globale de fonctionnement

La dotation passerait de 4 225 293 € en 2026 à 4 327 746 € en 2027, soit une hausse de 102 453 €. Cette progression ne compense pas l'effort demandé, qu'elle couvre à hauteur de 39 %. S'y ajoute le gel de la DGF en valeur, qui représente 76 050 € de pouvoir d'achat perdu, perte qui ne figure pas dans le total ci-dessus.

Depuis 2020, la dotation a évolué de 12,2 % en euros courants et de -4,8 % une fois corrigée de l'inflation, la perte cumulée sur la période atteignant 1 271 576 €.

Sur la durée du mandat

À législation constante, le cumul des six mesures sur dix ans atteindrait 4 233 330 €, soit 2,0 années d'épargne brute au niveau actuel. Le montant n'est pas une charge exceptionnelle mais une charge reconductible, qui se répercute sur la capacité d'autofinancement et donc sur le programme d'investissement.

Trois points de vigilance juridiques

La sincérité du budget, au sens de l'article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales, suppose que les charges nouvelles soient évaluées et inscrites. Il nous paraît souhaitable que le rapport d'orientation budgétaire mentionne expressément le chiffrage retenu et la méthode suivie.

La délibération qui arbitre entre réduction de service, hausse de fiscalité et report d'investissement gagne à être motivée par des éléments chiffrés, le risque contentieux naissant moins de la décision elle-même que de son défaut de justification.

L'assiette du FCTVA mérite enfin un examen particulier, la distinction entre dépenses au taux forfaitaire et dépenses au taux bonifié déterminant l'ampleur réelle de la perte, et les écritures comptables de l'exercice en cours pouvant encore être sécurisées.

Le simulateur donne le même calcul pour les 36 286 collectivités, avec les paramètres modifiables et une note en PDF à verser au débat d'orientation budgétaire.

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Les collectivités voisines

Estimation établie à partir du projet de loi de finances déposé le 1er octobre 2026, des balances comptables des collectivités et des données de la direction générale des collectivités locales. Elle est indicative et sera actualisée à chaque étape de la navette parlementaire.